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PRISCA.  »BAISOIN » D’UNE COMPAGNIE POUR LA SAINT-VALENTIN EHÉ DIEU😭

PRISCA.  »BAISOIN » D’UNE COMPAGNIE POUR LA SAINT-VALENTIN EHÉ DIEU😭

Je ne sais plus combien de temps ai-je couru aprĂšs Prisca. Deux ans, peut-ĂȘtre trois. Elle n’a jamais voulu de mon amour. Mais je la voulais tellement que je n’ai rien lĂąchĂ©, persĂ©vĂ©rant dans mes approches en la comblant de cadeaux et de poĂ©sies. Puis, ce 10 FĂ©vrier, alors que je la raccompagnais chez elle aprĂšs un rendez-vous galant, elle m’a embrassĂ© sur le sentier, dans l’obscuritĂ©. Quand je dis embrasser, je parle d’un vrai baiser, sur la bouche. Ce fut magique, ensorcelant, envoĂ»tant. Je n’avais jamais rien goĂ»tĂ© d’aussi savoureux que ses lĂšvres. Je crois que le pacte de notre amour venait d’ĂȘtre scellĂ© ainsi.  Et j’en voulais plus. Je rĂȘvais de dĂ©guster Prisca, ses formes, ses senteurs, sa sensualitĂ©, son sex-appeal. Les baisers se multipliĂšrent entre nous. Ça y est ! Le premier ne fut pas une erreur ni un accident. Elle savait vraiment ce qu’elle faisait. Je hĂątais de la dĂ©couvrir…
– Ne t’en fais pas, chĂ©ri, me rassurait-elle. Le 14 FĂ©vrier je serai Ă  toi. Je passerai la nuit chez toi, Ă  domicile, et je serai Ă  toi, toute entiĂšre !
– Tu es vraiment sĂ»re ?
– Je n’ai qu’une parole. On le fera pour la premiĂšre fois le jour de la Saint-Valentin. Tu ne trouves pas cela romantique ? Puisque c’est un jour spĂ©cial.

           
Si si. TrĂšs romantique. Je dĂ©corai ma chambre en Ă©crivant PRISCA sur mon mur avec un rouleau de papier rose et de la colle forte. J’achetai de nouveaux draps pour changer ceux que j’utilisais depuis quatre ans.

        
Le 14 FĂ©vrier ma dulcinĂ©e m’appela le matin, me demandant de lui faire un dĂ©pĂŽt d’argent. Elle avait besoin de s’acheter une nouvelle robe et d’autres choses pour se rendre belle pour moi. Je lui transfĂ©rai 100.000 francs, quasiment tout ce que j’avais. Une telle beautĂ© le mĂ©ritait. Il fallait qu’elle sache que je suis prĂȘt pour elle.
– Merci chĂ©ri, j’ai reçu l’argent. Je passe te voir Ă  21 heures, le temps de me rendre belle. J’espĂšre que tu sauras me satisfaire car je suis trĂšs gourmande. On le fera jusqu’au matin. Okay ?
– Okay okay okay mille fois okay !

               
À l’approche de l’heure du rendez-vous, j’allumai les deux bougies sur la petite table de ma chambre, symbolisant les cƓurs de Prisca et moi brĂ»lant d’amour l’un pour l’autre. Les nouveaux draps Ă©taient confortablement installĂ©s, attendant d’ĂȘtre inaugurĂ©s. Je bus de l’atotĂ©, du viagra et bien d’autres produits de dĂ©coction, de sorte que j’Ă©tais bien dur, comme une brique. Cependant, Ă  21 heures passĂ©es, ma bien-aimĂ©e n’Ă©tait pas encore arrivĂ©e. Quand je l’appelai elle me rassura qu’elle Ă©tait en route. Rien qu’en l’imaginant dans mes bras je voguais dans un bonheur indescriptible. Vingt deux heures, 23 heures, pas de Prisca. À minuit son numĂ©ro ne passait plus et j’eus l’impression de devenir fou Ă  cet instant. Je lançais nerveusement l’appel, toutes les secondes. Et le serveur d’indiquer Ă  chaque essai : »votre correspondant ne peut ĂȘtre joint ». Jusqu’Ă  2 heures du mat’ ce fut ainsi. Je dus me faire Ă  l’Ă©vidence que j’avais Ă©tĂ© doublĂ©.

          
DĂ©sespĂ©rĂ©, j’Ă©crivis un statut sur Facebook car tout ce dont j’avais besoin en ce moment prĂ©cis, c’Ă©tait d’une compagne d’une nuit pour un  »dĂ©coaali » urgent, un dĂ©pannage

: »Baisoin d’une cavaliĂšre pour la Saint-Valentin, Ă©hĂ© Dieu.đŸ˜­Â Â»

          
Une amie virtuelle me rĂ©pondit favorablement inbox. Elle s’Ă©tonna de mon cĂ©libat et m’avoua avoir Ă©tĂ© toujours amoureuse de moi. Je lui dĂ©clarai que moi aussi j’ai toujours Ă©tĂ© sournoisement Ă©pris d’elle et qu’une surprise l’attendait chez moi. Elle descendit Ă  ma porte vers 3 heures du matin. Une fois dans ma chambre elle coula des larmes :

– Tu m’aimais Ă  ce point ? À quel moment  as-tu inscrit mon nom sur ton mur ? Je n’ai jamais rien vu d’aussi adorable. Oh que je suis touchĂ©e !
– J’ai Ă©crit ton nom dĂšs que j’ai vu ton profil sur Facebook, il y a plusieurs annĂ©es. Je suis tombĂ© admiratif. Coup de foudre facebookale. À cause de ma timiditĂ© je n’ai pu te parler…

        
Eh bien, ma correspondante s’appelait aussi Prisca et n’Ă©tait pas moins belle que ma  »doubleuze ». Elle Ă©tait conquise. Je l’ai marplĂŽrh jusqu’au matin du 15 FĂ©vrier et nous sommes restĂ©s ensemble, sans jamais nous sĂ©parer…

      
Quelques jours aprĂšs, en lisant un commentaire de Prisca ma doubleuse sur les rĂ©seaux sociaux, je sus, Ă  travers son tĂ©moignage de la Saint-Valentin, qu’elle avait utilisĂ© mon argent pour offrir un cadeau Ă  son amant ainsi qu’une nuit Ă©rotique dans un hĂŽtel 5 Ă©toiles…

Louis-CĂ©sar BANCÉ
Audi TT99
Le roi de l’imagination

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